Les lauréates de la Bourse de conception 2017 Intérieur nous parlent de WANDER

3 juin 2018

Tineke Gol et Astrid Stevens ont obtenu toutes les deux leur diplôme d’architecte d’intérieur à l’université d’Anvers. À leur départ de la faculté, elles ont appris qu’elles étaient les gagnantes de la Bourse de conception Vectorworks 2017 pour la catégorie Intérieur. Une reconnaissance bienvenue pour leur travail et un joli tremplin vers leur future carrière. Lorsqu’elles ont reçu leur prix, nous n’avons pas hésité à les interroger ainsi que leurs coaches, Iris Van der Schueren et Paul Wauters, sur leur expérience avec des instruments créatifs tels que Vectorworks®.

WANDERlust

Tineke et Astrid ont emmené leur intérieur vers l’extérieur chez les randonneurs qui traversent l’Écosse. Elles cherchaient un moyen de proposer aux promeneurs un endroit où dormir dans la nature, un endroit de repos avec un point de vue, au propre comme au figuré. C’est ainsi que WANDER a vu le jour, une structure pure qui se fond dans le paysage tout en s’en détachant.

Pour finaliser leur projet de façon réaliste, le duo ne s’est pas servi uniquement d’un stylo, de feuilles de papier et d’un ordinateur mais s’est également appuyé sur des données empiriques. « Nous nous sommes tenues devant un mur et avons alors défini l’espace dont nous avions besoin avec du ruban adhésif », explique Tineke. Astrid ajoute: « Après cette étape, nous devions déterminer si nous pouvions créer notre projet à partir des résultats obtenus. Nous sommes alors allées mesurer les distances sur place. Nous avons ensuite intégré ces données dans l’ordinateur en 3D et nous avons obtenu comme résultat WANDER. »

Paul, un de leurs coaches, aime beaucoup cette manière de procéder: « Je trouvais ça passionnant: elles ont vraiment construit leur projet à travers leurs recherches. Les relevés et les tracés se sont finalement traduits en une très jolie présentation. »

Iris Van des Schueren ne tarit pas non plus d’éloges sur la présentation de ses deux étudiantes: « Honnêtement, j’ai toujours été un peu réticente à l’idée d’enseigner l’utilisation de Vectorworks dès la première année et de laisser les étudiants créer leurs présentations à l’ordinateur et non plus à la main. Mais à présent, je peux voir le résultat. »

Tineke et Astrid ont donc pu s’assurer la victoire grâce à une combinaison parfaite des données empiriques et des projets informatiques.

Rêver avec Vectorworks

Pour l’exécution technique de leur projet, Tineke et Astrid se sont tournées vers Vectorworks. Tineke nous explique pourquoi: « Vectorworks est un programme très étendu avec un éventail infini de possibilités. Quelques clics vous permettent de faire une modification qui vous aurait demandé dix croquis différents si vous aviez dû la réaliser à la main. »

Le coach, Paul Wauters, est impressionné par ce que les instruments créatifs peuvent offrir actuellement: « Vous appuyez deux fois sur un bouton et vous trouvez directement des informations sur une bibliothèque. Vous pouvez ainsi anticiper très rapidement un problème potentiel. Il faut bien sûr qu’il s’agisse du bon bouton. »

Paul Wauters compare les instruments créatifs avec le ciseau du sculpteur: dans les mains du bon concepteur, vous obtenez des créations exceptionnelles. Mais c’est également ce qui précède ces jolies images qui détermine si votre projet tiendra la route. Paul Wauters insiste ainsi sur l’importance d’une bonne esquisse 2D: « À partir d’un esquisse 2D, vous pouvez encore partir dans toutes les directions. Vous laissez ainsi une ouverture pour l’interprétation et les ajouts du client. » C’est également un élément fortement mis en avant dans notre faculté: « car, très souvent, concevoir revient un peu à rêver. Nous pouvons peut-être faire ceci, nous pouvons peut-être faire cela. »

La réalité virtuelle donne également de nombreuses possibilités de rêver aux concepteurs présents. Selon Tineke, nous nous promènerons bientôt tous dans les projets avec des lunettes 3D.. Elle fait remarquer que le résultat sur l’ordinateur est souvent un peu meilleur que la réalité. Pour Paul Wauters, cela n’est pas directement un problème: « Tant que le concepteur a conscience de la distance potentielle entre la réalité virtuelle et la réalité physique. » C’est quelque chose dont les étudiants prennent conscience en tout premier lieu, à partir d’études préliminaires approfondies.

Aussi longtemps que les projets seront bien pensés, innovants et réalisables, la réalité virtuelle restera un complément à la réalité physique, comme nous le dit Astrid. Les belles images aident à vendre un projet: c’est pour cela qu’elle a mis en ligne quelques images de rendu du projet lauréat. Une démarche qui a porté ses fruits: depuis, les deux étudiantes ont déjà été contactées à plusieurs reprises.